À perte de vue des lacs gelés, qu'un jour j'ai juré d'enjamber (A.B.)
A conditions exceptionnelles...
Conditions météo vraiment exceptionnelles aujourd'hui : de la neige et encore de la neige, le tout venant reposer sur les 20 cm déjà tombés lundi jusqu'en plaine. En rentrant des Crêtes de Brouffier hier je me suis dit que ce serait peut être l'occasion unique de pouvoir chausser aujourd'hui au départ de la maison.
A l'heure de la pause déjeuner je chausse les skis sur la paillasson de la maison. Direction le torrent du Manival en passant par les chemins : la couche de neige est largement suffisante dès le début, je monte avec plaisir et me fixe comme objectif d'aller jusqu'à la cabane Forestière. Je croise un promeneur en raquette qui m'a bien facilité le boulot., je n'ai pas à faire la trace et c'est bien agréable.
A la cabane forestière du Manival je me dis que c'est dommage de déjà faire demi-tour, j'ai encore un peu de temps avant de reprendre le boulot. J'attaque le petit chemin qui monte au col du Baure avec enthousiasme. Ces dernières semaines je suis passé plusieurs fois dans le coin mais toujours à pied ou en vélo mais jamais sur des skis.
Au col du Baure, je jette un coup d'œil à ma montre : chouette j'ai encore un peu de temps (en fait plus tellement mais j'ai surtout envie de continuer ma sortie). Et hop direction le Col du Coq.
Évidemment arrivé au col je suis déjà en retard sur mon horaire le plus pessimiste permettant de rentrer à l'heure mais ce serait trop con de redescendre sans avoir fait un sommet. Même un petit. J'enchaine donc par l'ascension de Pravouta. Je choisis de passer par la facette Ouest même si il n'y a plus de traces pour me faciliter le boulot. Les conditions sont un peu plus dures au sommet, il y a un sérieux vent et certaines accumulations sont bien épaisses. en descendant coté est j'en ai parfois jusqu'aux cuisses. Mais ne faisons pas la fine bouche, j'ai 1500 m de d- en poudreuse à me taper avant de rentrer. Un bon exercice pour progresser.
Pas super à l'aise au début, j'étais plutôt mieux ensuite mais il faut avouer que c'était moins technique.
Finalement je suis rentré bien plus tard que l'horaire prévu mais en me disant qu'une occasion comme cela ça ne pouvait pas se manquer.
Quand j’ai aperçu la Croix de Chamrousse ce matin je me suis dit qu’il en avait fallu de la volonté pour ne pas renoncer avant le sommet. Un réveil à cinq heures en raison d’un impératif preofessionnel (pour trente minutes de boulot), puis une énorme envie de retourner sous la couette. Mais bon, autant profiter de ce réveil matinal et donc préparation des affaires puis voiture jusqu’au parking de Casserousse. -6°c et du brouillard + un parking désert. Je ne parle même pas de la nuit bien installée et pas prête de se barrer. Tout est prétexte pour ne pas sortir de la voiture et de son habitacle bien chauffé. Au deuxième essai j’arrive à m’extirper du véhicule et me prépare le plus vite possible pour ne pas geler sur place ni changer d’idée. Une fois les skis aux pieds tout change : l’impression de solitude et d’isolement est intense. Peu de repères sensoriels pour se distraire : un champ de vision réduit à celui de la frontale qui vient buter dans le brouillard et pas un bruit à part celui de ma respiration et des skis qui glissent sur la neige. Je continue encore un peu dans le brouillard maintenant mêlé de flocons qui viennent danser dans le halo de ma lampe. On ne voit pas les lumières de la station en dessous et encore moins celle de la ville. Mais la récompense est au bout du chemin : la lune apparait derrière un voile de brume...qui finalement se déchire et laisse place à un beau ciel qui ne demandera qu’à devenir tout bleu lorsque le jour sera lévé. La contrepartie à payer pour cette visibilité enfin retrouvée est un froid de plus en plus intense mais ce n’est rien. Je traine un peu au sommet pour profiter du moment. J’hésite à descendre sur les lacs mais si je veux être à l’heure au boulot je dois faire un retour direct par les pistes. Ce sera pour la prochaine fois.
En pleine période de transition et à quelques encablures du démarrage de la saison 2010 il est plus que temps de se retourner sur les mois passés et de se remémorer les grands moments et les petites déceptions de l’année 2009.
Skating et ski de Rando au menu. Un peu de course à pied aussi mais pas beaucoup de vélo. Mes problèmes de dos sont encore bien présents et je me trimballe avec quelques kilos en trop. La variété des pratiques est agréable mais comme on dit “bon à tout, bon à rien”.
Une semaine en station pour du ski dans des conditions bien sympa : grosse poudre quasiment tous les jours. Autrement, pas grand chose à se mettre sous la dent : les quelques sorties de vélo me montrent le chemin qui reste à parcourir pour retrouver la forme. Ce sera long.
Toujours du Ski de rando. Trilogie des 3 Massifs articulée autour d’une journée de boulot. J’ai bien aimé. Un peu plus de vélo ce mois-ci et un petit espoir de retrouver des sensations correctes dans les semaines à venir. On conclut le mois avec Matthieu par une seule et unique sortie en Tandemski. C’est un peu n’importe quoi mais on se marre bien.
Le mois commence mal : chute d’Yvon pendant le “tour du mercredi”. Pas la meilleure des motivations pour reprendre sérieusement le vélo pourtant le DFU approche et il faut s’y remettre. Après une semaine de congés peu fructueuse, la météo aidant, je recommence les sorties un peu longues et avec du dénivelé. L’envie revient.
Un gros mois de vélo : plein de sorties, des sensations en hausse. Une Alpijaco avec les copains qui se déroule dans de super conditions et la décision de refaire une cyclosportive. J’accompagne le groupe du CTC sur la Baume-Drobie dans le Sud Ardèche. Après seulement quelques kilomètres de course j’explose en plein vol, me demande ce que je fous là et termine la boucle en accompagnant Karo. Pas facile de revenir dans le rythme !
Un beau mois de Juin : un enchainement en solitaire Madeleine+Glandon qui se passe assez bien (les derniers kilomètres furent vraiment longs) et puis surtout le DFU en fin de mois. C’était le seul vrai objectif de ma saison et je suis heureux d’être parvenu à escalader les 7 cols. Une très grande satisfaction et un plaisir toujours renouvelé de rouler en Ubaye.
L’achat d’un nouveau VTT me remotive pour rouler sur les chemins. Pour l’essayer, rien de mieux qu’un Raid Champsaur. Un bris de chaine ne parviendra pas à diminuer le plaisir que me procure cette épreuve. Belle sortie en vélo de route avec Eric où l’on enchaine les cols du Parquetout et du Noyer malgré un vent à décorner les bœufs. Le mois s’achève par des vacances en altitude dans les Pyrénées. Balades en montagne, course à pied et sortie de vélo s’enchainent sans répit grâce à une météo favorable et un terrain de jeu propice.
A peine revenu de vacances on décide avec Pierre et Seb de faire le Tour du Mont Blanc en vélo de route. Une journée vraiment difficile physiquement et moralement pour moi. Pas dans une grande forme et surtout constamment à la traine de mes deux camarades de route. Heureusement je retrouve un peu de forces dans le dernier col pour finir sur une note positive. La fin du mois est placée sous le signe du VTT avec plein de petites sorties plaisir et en faisant l’assistance de Julien sur l’UTMB. Un maximum d’adrénaline et d’émotions. Pas pareil qu’en 2008 mais tout aussi fort.
Dès le début de mois tout se présente bien : la forme est de retour, sans doute en réaction au TMB, et je m’éclate sur la Transvercors. Une épreuve mal aimée mais qui me réussi bien. Malgré un petit souci technique, je termine 7eme au scratch du 100 km et ça fait plaisir. Quatre jours après je me lance dans un projet qui me parait irréalisable depuis tellement d’années : le Tour du Mont Blanc (encore !) mais cette fois en solo et en VTT. Et surprise : tout se passe comme dans un rêve. Plusieurs mois après l’émotion est intacte. J’enchaine ensuite sur la Grimpée Chrono de Prapoutel, je suis physiquement cuit mais encore sur un nuage. Ca monte tout seul ! Puis la Grimpée de St Nizier où nous gagnons par équipe avec le CTC et enfin la Dromoise où une crevaison en début de course me donne l’occasion de mener un chasse au maximum de mes possibilités sur une centaine de km. Ouf ! Un sacré mois quand même !
En début de mois je découvre la course d’Orientation avec Eric en allant au Raid Orient’Alpin. Très belle épreuve, bien organisée et très exigeante au niveau de l’orientation. Un bon souvenir de cette année. Ensuite, direction la côte pour mon 8eme Roc d’Azur ! Avec une bande joyeux drilles nous participons au Roc Marathon 83 km. J’y prends ma revanche sur 2007 en crevant au même endroit mais cette année sans abandonner (liquide anti-crevaison oblige). Mon résultat final est assez quelconque mais j’ai donné le maximum et je ne peux rien regretter. C’est complet le VTT en tout cas. Vers la fin du mois je réoriente ma pratique vers d’avantage de course à pied. Par besoin de changement mais aussi pour préparer un nouvel objectif.
Ca commence par un gag lors de notre petit challenge local des 4S. Erreur d’itinéraire sur la montée en VTT. Le comble quand on pratique le coin depuis 15 ans. Certains n’ont pas encore compris comment c’était possible. Moi non plus. Première participation à une course à pied “avec un dossard”. C’était au Trail de Montagnole. 22 bornes et un petit peu de d+. Effectué dans des conditions royales, escorté que j’étais par Julien. Un résultat conforme à mes objectifs qui m’encourage à continuer sur mon chemin de découverte de cette belle discipline. Durant ce mois je cours souvent : en Chartreuse, en Belledonne, autour de la maison, sur Piste... Tout est nouveau donc forcément attirant.
L’année va prochainement se terminer. Il est temps de réfléchir aux objectifs de l’an prochain. Pour l’instant, je pratique alternativement le vélo, le VTT, la course à pied ou le Ski de Rando en fonction de mes envies. Il sera bien temps dans quelques semaines de se remettre à un entrainement plus structuré. En terminant ce retour sur les 12 derniers mois je me rends bien compte de l’exceptionnelle saison que je viens de vivre. C’est sans doute la plus riche de toutes. Et pourtant, aucun résultat tonitruant, des performances en baisse, un kilométrage quelconque et un volume plus faible que les années précédentes. Mais je n’oublie pas les problèmes de dos qui m’ont handicapés toutes ces dernière années et même encore en début de saison. J’ai réussi à m’en sortir très progressivement en variant les disciplines et en essayant d’éviter une mono-pratique (le vélo de route) trop déséquilibrante pour le corps. Depuis plusieurs mois la douleur à complètement disparue et vous pouvez me croire ça change la vie. Rien n’est définitif évidemment mais ce qui est pris est pris et je ne pourrai pas dire que j’en ai pas complètement profité en 2009 !